Rarement dans les démocraties, l'histoire d'un homme et celle de son pays se sont à ce point confondues. C'est pourtant le cas pour Shimon Peres.

 

De la construction de l'état, de la constitution de son armée, de son aviation, de sa diplomatie, de son programme nucléaire, à ses hésitation entre la paix nécessaire à la pérénité d'Israel et la tentation du colonialisme, de la paix d'Oslo à la marche en arriere (et la fuite en avant) , Shimon Peres etait toujours-la.

 

Ainsi cet homme aux qualités exceptionnelles, qui incarne à lui tout seul toute l'histoire de son pays, est complètement à son image: brillant, visionnaire, batisseur, responsable, progressiste, contribuant à la reconnaissance du mouvement national palestinien, mais hésitant et ayant laissé des brèches ouvertes pour les pires démons du sionisme.

 

Si l'on poursuit la métaphore jusqu'au bout, l'Israel des fondateurs, qui se voulait theoriquelent progressiste est mort. Il ne reste qu'un monstre hybride dangereux, dont la démocratie n'est plus qu'une mince feuille de vigne.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *